lundi 15 février 2010

Louis-Ferdinand Céline et Paul Léautaud


Paul Léautaud est né en 1872, c’est-à-dire 22 ans avant Louis-Ferdinand Céline. Abandonné par sa mère peu après sa naissance, son père préfère s’occuper de ses petites amies plutôt que de son fils, qui grandit entièrement laissé à lui-même. Cette enfance malheureuse l’a profondément marqué, son premier livre, «Le petit ami» raconte les retrouvailles de la mère et du fils où le souffle de l’inceste reste en suspens.


À 30 ans, Léautaud est trop exigeant pour une mère qu’il n’a jamais vraiment connue et qui a refait sa vie en Suisse; les relations se terminent par un nouvel abandon, après une correspondance «Lettres à ma mère» qui s’échelonne sur quelques années et montre toute la sensibilité d’un homme à l’enfance bafouée, ne désirant que retrouver une mère idéale. D’ailleurs, il n’a jamais décacheté la dernière lettre reçue d’elle, ne voulant pas être davantage meurtri par son contenu. Quant à son père, sa mort est froidement et minutieusement décrite par Léautaud dans «In Memoriam».


Devenu Secrétaire général au «Mercure de France», il est également critique de théâtre de la revue entre 1907 et 1920, sous le pseudonyme de Maurice Boissard. Acerbe et impitoyable, les articles de Léautaud ne fignolent jamais dans la dentelle, il démontre une liberté d’esprit et d’indépendance peu commune. Le critique préfère écrire sur les animaux maltraités, plutôt que s’attarder à une pièce ennuyeuse dont le sort est réglé en quelques phrases destructrices. Après bien des tractations et des pressions, Alfred Valette, lui retire sa chronique.


De nos jours, Léautaud est surtout connu pour son «Journal littéraire», des milliers de pages qui s’échelonnent sur plus de 60 ans de vie et d’histoire (1893-1956); journal en 19 volumes dont la publication ne débuta qu’à l’année de sa mort, en 1956. Par son travail au «Mercure de France», Léautaud a connu et côtoyé, tous les écrivains du début du siècle, France, Gide, Valéry, Gourmont, Rachilde et beaucoup d’autres. Il est au fait de l’actualité littéraire et les pages de son journal constituent une somme d’informations irremplaçables sur toute la première moitié du XXe siècle.


Après avoir vécu à Paris, Léautaud s’installe à Fontenay-aux-Roses, pour un loyer selon ses maigres moyens et avec de beaucoup d'espace pour ses animaux. L’homme existe hors du monde et du temps; solitaire et misanthrope, il ne n’aime que ses bêtes et sa solitude, n’écrit qu’à la plume d’oie en s’éclairant à la chandelle, ne possède pas de poste de radio, déteste la modernité avec ce qu’elle apporte de pire… le bruit! Il s’habille en clochard et le téléphone entre dans sa maison que dans les dernières années de sa vie à la demande de Marie Dormoy, celle à qui nous devons la préservation du journal, écrit sur des pages volantes qu’il laisse trainer dans un coin de sa chambre et qui s’empile à la merci d’une catastrophe.


C’est Paul Léautaud, le premier, qui recommande la publication du premier poème d’Apollinaire dans la revue du Mercure. Il publie également une anthologie de poésie avec Van Bever : «Poètes d’aujourd’hui», en trois volumes. Il dit préférer être salarié afin de garder sa liberté d’esprit et que l’écriture ne devienne pas alimentaire; selon lui, un écrivain qui accepte un prix littéraire se prostitue, annihile sa liberté de penser et son indépendance, ce qui, aujourd’hui, peut faire sourire en sachant la quantité impressionnante de prix littéraire pour autant de navets publiés. Pourtant, il aurait pu mériter le Goncourt avec le «Petit ami»… Comme Céline.


Léautaud est également connu pour ses entretiens radiophoniques qu’il donne, en 1951, à Robert Mallet; série d’émissions qui s’échelonne sur plusieurs semaines et connait une très grande popularité. Passionnantes et touchantes, ces entrevues montrent un Léautaud à près de 80 ans, toujours alerte, avec une voix un peu criarde et expressive qui passe de l’amusement au sarcasme, de la colère à l’indignation et, parfois, à la tendresse où on le sent très ému. Doté d’un esprit critique exceptionnel et d’une culture hors du commun, l’écouter ainsi, à près de 60 ans de distance est fascinant, une sensation d'étrangeté et de légèreté... nous pouvons compter les coups de cannes que Léautaud donne sur le sol et qui résonnent dans tout le studio, lorsque Mallet le contredit et le pousse dans ses retranchements.


C’est en retournant ainsi dans le temps que l’on se rend compte du recul de la liberté d’expression, imposé par le politiquement correcte, qui écrase toute forme d’imagination et de libre-pensée pour celui qui ose affronter les normes de l’uniformisation du discours. Les propos que Léautaud tient sur les femmes, la morale ou l’art soulèveraient aujourd’hui des tollés, protestations, poursuites judiciaires, demandes de rétractations et excuses publiques… De toute manière, trop sincère, trop tendre, Léautaud ne passerait pas la rampe… De nos jours, un tel personnage n’est plus possible, il faut être propre, bien mis de sa personne et dire comme à la télé pour y passer soi-même. Triste époque.


De retour en France en 1951, Céline rata de peu la prestation de Léautaud à la radio, il aurait certainement apprécié le personnage en se reconnaissant quelque peu dans sa verve et sa vivacité. Il aurait reconnu cette France qui lui a tellement manqué pendant toutes ces années.


Cependant, Paul Léautaud n’aime pas beaucoup le style de Céline, mais quel écrivain trouve grâce à ses yeux? Stendhal, Chamfort… pas beaucoup plus; Gide à ses débuts, James, Schwob. Plus il vieillit et moins ils s’en trouvent à pouvoir se vanter de retenir ses faveurs, même les moins ampoulés… Toute sa vie, il dénonce les «faiseurs de phrases»; le style se doit d’être dépouillé, réduit, simple et sans artifices. Dans son journal, il raconte avoir offert à ronger deux belles éditions de Paul Fort à un de ses chiens, qui aiment la belle littérature. Léautaud est ainsi, sans appel.


En tant que secrétaire du «Mercure», Paul Léautaud, lit peu les nouvelles parutions qu’il reçoit en service de presse et se contente de les feuilleter distraitement pour s’en désintéresser aussitôt; il les vend chez les bouquinistes afin de nourrir ses bêtes. En 1932, Céline n’échappe pas à la règle, mais le scandale du prix Goncourt suscite beaucoup de discussion au «Mercure» et les avis sont partagés, comme partout ailleurs.


Léautaud écrit dans son journal :


jeudi 8 décembre 1932 - J’ai reçu son livre à sa publication, avec un envoi, ce qui me donne à peser qu’il (Céline) me connait comme écrivain. Il est encore dans mon casier, dans mon bureau. Pas lu, naturellement. Je l’ai regardé un peu, ce soir, sur ce que m’en disait Auriant, qui en parle comme d’un livre remarquable (…) Le peu que j’ai lu, je ne crois pas que ça me plairait beaucoup. Je n’ai pas beaucoup de goût pour la littérature de mœurs populaire. Journal littéraire P.1 138 t.2, Mercure de France1986


Par contre, en rapportant les commentaires des uns des autres sur la nature même des prix littéraires, il sait fort bien que la qualité ou l’originalité de l’œuvre compte bien peu dans l’attribution des prix; le tout se limite aux jeux d’influences des éditeurs et d’argent sur les membres du jury, l’incorruptibilité des uns et l’hypocrisie des autres.


À la parution de «Mort à crédit» Léautaud rafferme son jugement sur le style célinien à un dîner où est présent Gaston Gallimard :


Jeudi 13 juin, 1936 – Arrivent ensuite Gaston Gallimard et sa femme. On se met à table. Conversation, moi muet tout d’abord, sur le dernier roman de Céline : Mort à crédit. Unanimité à le célébrer. Grand déplaisir pour ma part à entendre parler d’un livre et le célébrer sous le jour d’une chose réussie, bien combinée, produisant bien ses effets, comme un tour de force difficile et réussi, la difficulté à vaincre etc. etc. Je n’ai jamais pu voir la littérature sous cet aspect On me demande mon avis. Je dis que lorsque j’ai reçu le premier Céline :«Voyage au bout de la nuit», je l’ai feuilleté et quand j’ai vu ce vocabulaire je l’ai laissé là, que je n’ai lu du nouveau que des extraits dans des articles de critiques et que cela me suffit. Je n’ai aucun goût pour ce style volontairement fabriqué, que les inventions ne m’intéressent pas comme sujet ni comme forme. J’ajoute que dans moins de cinq ans, on ne pourra plus lire un livre de ce genre. Journal littéraire P.1 668 t.2 Mercure de France1986


On ne s’étonnera pas de la réaction de Léautaud devant le style célinien; pour lui l’écriture doit refléter la simplicité du quotidien, il ne transpose pas en féérie, comme Céline. Léautaud aime à s’attarder à l’ordinaire, la banalité de l’existence, la flânerie, la paresse, la contemplation; avec lui, même l’amour se limite à une question physique. La solitude, les animaux, là, se concentrent ses points d’intérêts, le naturel et la simplicité, aussitôt qu’un style particulier ressort de l’écriture, il pousse les hauts cris et réfute. Littérairement, tout semble les séparer. Céline écrit en transe avec le désir de briser le langage et le remplace par l’émotion, Léautaud y voit seulement l’expression de son propre plaisir; question de style, ils sont aux antipodes.


Par contre, la vision des deux écrivains envers les hommes ne peut que les rapprocher. En examinant leurs parcours en parallèle, on remarque tout de même quelques similitudes, des points de convergences et aussi une certaine complicité non avouée. Tout d’abord, les deux sont des pacifistes acharnés et considèrent la guerre, comme une absurdité totale. En 1914, Léautaud a 42 ans et ne s’y laisse pas prendre, il connaît la capacité de l’État à organiser sa propagande en fonction de ses besoins en chair à canon. Il reste l’un des rares écrivains à dénoncer la folie qui gagne les cœurs et les esprits des plus sages… «Tous à Berlin!».


Son journal à l’époque de la «Grande Guerre» regorge d’arguments percutants contre la fièvre belliqueuse qui monte de partout, entretenue par les élites; le Céline des années 30-39, n’aurait nullement renié. À propos d’une affirmation de Rémy de Gourmont, dans une lettre à Alfred Valette, lors de la mobilisation générale: «c’est tout de même beau la solidarité», Léautaud s’insurge et écrit:


«Lui le contempleur, le solitaire, l’homme sans parti, le contradicteur perpétuel, le voila qui célèbre la solidarité. La solidarité! Il oublie la contrainte, la force la potence en cas de refus, (…) Où voit-il la solidarité? Chez les ivrognes, chez les têtes brûlées. Chez le plus grand nombre : la contrainte. Il faut aller tuer, se faire tuer, - ou l’être ici : refus d’obéissance, par un peloton d’exécution. C’est la société. Gourmont s’est-il mis à l’admirer? P.956-957 Journal littéraire t.1


Tout comme Céline, Léautaud s’est toujours vanté de n’avoir jamais voté, appartenu à aucun parti, participé, impliqué, appuyé, rien! Toute sa vie il a dénoncé les absurdités et les travers de la démocratie parlementaire. Par contre, Léautaud n’est pas antisémite, mais affirme les mêmes réserves que Céline sur les responsabilités du Front populaire dans la guerre, la désorganisation sociale et politique, les grèves et, par la suite, une fois le gâchis consumé, s’interroge sur la mise en place d’une Europe anglo-américaine qui se pointe déjà, après toutes les dévastations possibles.


D’ailleurs, dans son journal, il revient à plusieurs reprises sur la discipline des soldats allemands, sur l’efficacité de l’approvisionnement, malgré les circonstances et qui se détériore lorsque le pouvoir tombe entrr les mains des libérateurs. Il se plaint, manque de tout, nourriture, charbon et chandelles. À la libération, il craint, un moment, les représailles,il écrit dans son journal avoir trouvé, sur un mur près de chez-lui, des menaces qui le visent directement.


D’ailleurs, il faut lire toutes les pages de cette période et particulièrement celles consacrées à l’entrée des Allemands dans un Paris déserté de ses habitants; une véritable pièce d’anthologie.


Peu avant son départ pour le Danemark, en 1944, Céline aurait reçu un mot de Paul Léautaud. Lettre détruite dans l’incendie du pavillon de Meudon en 1968, et que Frédéric Vitoux rapporte dans : «Bébert le chat de Louis-Ferdinand Céline» Grasset 1976 P.32.


Vitoux rapporte :


«Vous allez sans doute être liquidé à la libération, lui dit en substance le solitaire de Fontenay-aux-Roses, et vous l’aurez bien cherché et je ne verserai pas une larme, mais vous pouvez mourir en paix, sachez que je suis prêt à recueillir Bébert, qui seul m’importe».


Selon Vitoux, Céline aurait été sensible à cette proposition, mais décide tout de même de prendre Bébert, ce dernier deviendra le chat le plus important de la littérature française. Cela implique nécessairement que Bébert n’était pas n’importe quel chat et possédait, déjà, une certaine notoriété pour que Léautaud puisse exprimer sa proposition à Céline; il ne l’a probablement jamais rencontré. Cependant, précisons que Céline et Léautaud avaient certaines connaissances en communs, dont Lucien Combelle. Il est possible que l'un d'entre eux ait pu l’informer des intentions de Céline et de la situation de Bébert. Tout cela pour dire l’amour que Léautaud portait aux animaux et peu importe les circonstances et les réputations.


Même de loin, Léautaud a certainement suivi la saga de Céline au Danemark, comme les multiples attaques de la part des communistes dans la presse et ailleurs. Comme Céline, Léautaud n’appréciait pas particulièrement les subtilités politiques de la gauche. De son procès, sa condamnation et son retour en 1951, il n’en dit rien, nulle part, ni dans son journal ou dans sa correspondance; la dernière, référence à Céline date du 12 septembre 1948, où il note, sans aucun commentaire, un sondage du journal «Combat» sur les écrivains les plus aimés, soient : Gide avec 423 votes, Camus 342, Sartre 324, Malraux. 298 Montherlant 290; Céline obtient 46 votes et Léautaud 25.


On ne peut non plus passer sous silence les allures de Léautaud et de Céline; l’un est surnommé l’ermite de Fontenay-aux-Roses et l’autre, celui de Meudon. Ils s’habillent en clochards, Léautaud vit seul avec ses animaux dont il fait parfois le décompte, une dizaine de chats, des chiens, une oie, un singe; il dresse un plan de son jardin, marquant la tombe de chacun. Céline entrtient aussi nombre de chats, de chiens, d'oiseaux et un perroquet; il marque la Tombe de Bébert et de Bessy. Léautaud se prive de nourriture pour nourrir ses bêtes et Céline ne s’alimente presque plus. Il vit avec Lucette, mais possède le rez-de-chaussée du pavillon où il est seul la plupart du temps.


Léautaud n’aurait pas renié non plus la conception de Céline sur l’amour. Céline est hanté par la mort, qui demeure l’unique destinée humaine, la seule vérité. Léautaud est également fasciné par la mort. Plus jeune, Il court les funérailles et aime surtout saisir les traits figés du trépassé reposant sur sont lit de mort, comme pour conjurer le sort, saisir l’empreinte du dernier souffle sur le visage du macchabée. Comprendre l’inéluctable.


La lecture de la description de l’agonie de son père dans «In Memoriam» fit scandale à l’époque et sa lecture demeure aujourd’hui troublante où la mort est devenu un évènement que l’on banalise plutôt que de chercher à l'apprivoiser. Enfin, inutile de s’attarder sur l’opinion que Paul Léautaud affiche pour l’humanité en générale et les hommes en particulier. Elle ressemble trop à celle de Céline.


Le jour de sa mort, Céline dit à Lucette qu’il va crever et demande le laisser seul… Peu avant de mourir, à l’infirmière qui s’informe s’il a besoin de quelque chose, Léautaud lui répond : «maintenant, foutez-moi la paix».


Après la mort de Léautaud, Céline s’amuse à dire aux journalistes, qu’il le remplace et représente le nouveau clown de la littérature française. En disant cela, Céline savait fort bien que, foncièrement, ils partageaient plusieurs points en communs et une vision bien particulière de la réalité, une certaine vision du monde. De son côté, Léautaud ne l’aurait probablement jamais admis, mais pourtant… Il est indéniable que ces deux hommes représentent la France dans ce qu’il y a de plus vivant.


On connait l’amour de Céline pour la France et la langue française… Sur sa tombe, Léautaud a fait inscrire : «Paul Léautaud, écrivain français», non pas par patriotisme, mais pour «l’esprit français» et tout ce que cela signifie, une certaine légèreté.


Pierre Lalanne




7 commentaires:

  1. Pauvre France qui ne sait plus s'émotionner, par le feu de la vraie poésie de feu, du verbe franco, plus de lyrisme, rien !

    juste un vaseux goût des égouts américano-oriental robotique, administré, standardisé, mort.

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  2. Bonjour.
    Je suis à la recherche d'une critique de Paul Léautaud parue dans La Revue Théâtrale, à propos de la pièce L'Ecole des Femmes avec Louis Jouvet dans le rôle d'Arnolphe.
    Si vous pourriez m'aider, j'en serais vraiment ravie!
    Voici mon mail: rainette.morgane@yahoo.fr
    Merci d'avance!

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  3. ..."SI VOUS POUVIEZ M'AIDER
    ..."

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  4. Bonjour...j'ai découvert le "personnage" de Paul Léautaud au travers d'un film avec Michel Serrault et Annie Girardot "Comédie d'amour", bien que le film ne soit qu'une pâle caricature (le film étant très court 90 min ), celui-ci m'a donné envie d'en savoir plus sur le vrai Léautaud..., J'ai fais des fouilles ça et là et j'ai pu me procurer à bas prix l'ensemble de son journal littéraire ( édition d'origine , au Mercure), que je suis occupée à dévorer , quel personnage en effet ! je m'en régale ...Bref , je suis conquise , son franc-parler ! un délice ! et que dire de ses descriptions assez "croustillantes" au sujet de ses petites galipettes (rire)
    Voilà , je passais par là...en cherchant des photos de lui sur Google et je suis tombée sur votre blog ...je reviendrai mieux lire cet article car je suis un peu pressée ...
    Bien le bonjour....
    MAïA

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    1. On peut se questionner à propos de ce fil que j'ai vu moi aussi et que j'ai trouvé pour ma part très ressemblant avec le personnage de Léautaud. J'ai tout lu de lui à l'exception du troisième tome des mémoires littéraires; j'en suis à la page 250 (année 1940) et je suis curieux d'avoir sa vision de la guerre telle qu'il la vécut et l'analysa au jour le jour.
      Le film correspond assez bien au récit hilarant intitulé "Le Fléau" qui conte les aventures de l'écrivain, ses scènes (dans tous les sens du mot) avec une femme mariée à un impuissant complice de leurs ébats.
      Question: Pourquoi donc un film de Serrault, acteur éminemment populaire, n'est-il jamais diffusé à la télé? Ne l'a-t'il jamais été? Plus grave encore: Pourquoi n'est-il pas disponible sur la toile? Pudibonderie du CSA concernant le bac lumineux? OK mais Internet, tout de même!!!!

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  5. Bonjour et merci pour le plaisir ressenti pendant la lecture de votre article. Apprendre qq chose d'un personnage dont est curieux ressemble à de la gourmandise, et il est vrai que ces deux ermites avaient plus d'un point commun. L'Histoire littéraire retiendra peut-être plus des noms comme Sartre ou Camus pour représenter la première partie du 20ème siècle, et pourtant c'est en lisant Léautaud et Céline qu'on a l'impression d'y mettre le pied...

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  6. Pour les amateurs de Léautaud, je vous renvoie vers mes meilleurs passages de son "Journal littéraire" sur http://paul-leautaud.blogspot.com/

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